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Le centre de recherches, partie 1

"Il parait que tu es au courant de certaines choses, me dit Shigenobu.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Suis moi."
Je ne rappelais plus si mon interlocuteur était encore mon supérieur hiérarchique ou si je lui obéissais par conformisme, mais je le suivis jusqu'à une salle de réunion. Deux tables rondes en faux bois étaient entourées d'une volée de chaises. Je m'assis sur l'une d'elles et Shigenobu en choisit une en vis-à-vis.
"Ta vie se joue peut-être en ce moment, ton futur tout au moins. Ne réfléchis pas à ce que tu vas me dire, mais aux choix que tu vas faire.", entama-t-il.

La première fois que j'avais rencontré Shigenobu, c'était lorsque je croyais avoir touché au plus bas. Errant dans les rues, couchant dans des renfoncements, vivant de la charité, buvant ce que j'avais récolté sous prétexte de manger.
J'avais dormi dans la rue, protégé d'un carton, et il m'avait sorti de ma stupeur alcoolique en me marchant dessus. Bien que meurtri, Je n'avais pas bronché et m'étais contenté de le suivre des yeux quand il s'installa debout à quelques pas de moi et se mit à me toiser. Il ne parlait pas, observant comment j'allais réagir.
"Qui est tu, toi?
- Je m'appelle Shigenobu, de la fondation de recherche Wakaba.
- Hideyuki Basura.
- Tu as de la famille?
- Crétin! Tu crois que si j'avais de la famille je serais ici?
- Il y a beaucoup de clodos qui ont de la famille, ils ont juste coupé les ponts avec elle.
- Ce n'est pas mon cas. Ni famille, ni clan, ni amis, rien. Et toi, tu n'as pas une famille à voir plutôt que de venir m'embêter?
- C'est ma boîte qui m'envoie ici. Je suis venu te proposer un emploi.
- Bien sûr. "Nan, je déconne!" Bon, arrête de me faire chier.
- Ce n'est pas une blague, je suis réellement venu te proposer un emploi.
- Et c'est payé combien?" Dis-je avec tout le cynisme dont je disposais.
Il prit sa carte de visite et griffonna un chiffre dessus, qu'il me tendit. Je suffoquai en voyant le chiffre.
"C'est pas vrai, il y a un truc.
- Bien sûr qu'il y a un truc. C'est un travail tout à fait ordinaire, tu vois, mais qui est dans un centre de recherches top secret sur des armes bactériologiques. Une seule erreur et c'est la mort. Oh, rassure-toi, on ne te confiera pas des éprouvettes, et on ne cherchera pas à t'exposer au danger. Ne t'imagine pas non plus qu'il y aura des courses-poursuites avec des agents secrets de la Corée du nord, nous sommes encore trop loin de la mise au point pour que cela intéresse un autre gouvernement. On est obligé de recruter des gens comme toi parce qu'au cas où l'un des employé meurt, on ne peut pas restituer le corps à sa famille, on doit l'incinérer sur place. Et aussi parce qu'il y a des procédures de mise en quarantaine qui font que l'on ne peut pas entrer et sortir facilement.
- Et s'il y a une fuite qui tue la moitié du personnel, vous pourrez étouffer l'affaire?
- Tu as bien compris. Mais ce n'est dans l'intérêt de personne qu'une telle fuite se produise.
- Vous ne recrutez pas des gens avant le peloton d'exécution, pour ce genre de travail?
- On nous l'a proposé, mais cela n'irait pas. Tu vois, un condamné à mort a généralement l'esprit d'un tueur, et cela est très mauvais. Tu nous imagines si chaque contaminé s'agitait, essayait de sortir, de dévaliser l'armoire aux médicaments ou de prendre en otage des gens? La contamination se répandrait d'autant et notre organisation s'en trouverait perturbée.
C'est bien mieux d'avoir des paillassons, comme toi, qui servirait docilement de cobaye à nos traitements et attendrait sagement de se faire euthanasier dans le cas d'une contamination critique.
- Vous croyez que je me laisserais faire?
- Oui je le crois. Et tu ferais bien de le croire aussi, car c'est ainsi que tu es. Cela de donnera d'autant plus de raisons d'être prudent et de suivre à la lettre nos consignes pour éviter l'expansion du virus."
Il faut croire qu'il avait raison, car j'avais perdu toute ardeur combative, et je le suivis jusque dans sa maison de fonction. Là on me fit me doucher, prendre un bain, manger et on me donna des vêtements propres. Je signai mon contrat de travail sans vraiment le lire, et deux jours après j'entrais dans le centre de recherches.

Commentaires:

Ecrit par brigetjones30 le Dimanche 26 Septembre 2010, 19:28

Ah! Enfin! Ca commence très, très bien...Voyons voir.

Sauvons la recherche !

Ecrit par LRJB le Lundi 27 Septembre 2010, 14:56

voici une vision optimiste de l'avenir...

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