Dimanche (31/12/06)
Tranches de mort
Thierry, assis dans l'entrée de la porte, attendait quelqu'un qui ne s'était pas encore décidé à venir, et bien qu'il avait de quoi se maintenir occupé à attendre, il sentait son impatience grandir.
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Mardi (23/05/06)
Une semaine de vacances (partie 2)
Les Alpes! Sommets de l'union européenne, paradis des accros de la blanche, berceau de la raclette et de la viande des grisons! Entouré de montagnes, objets les plus nobles qui puissent masquer l'horizon, guetté par les marmottes et couvert de vêtements fluos, j'avais entamé un stage de ski.
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Lundi (22/05/06)
Une semaine de vacances (partie 1)
La voyante prit une pilule d'extasy (facturée), pour développer son aptitude à la transe et au contact avec les ombres. Elle me regarda de ses yeux perçants, et baragouina "Posez votre question. Je la connais déjà. Mais posez-là quand-même, cela montre votre volonté de savoir, et puis c'est mieux pour moi. Parfois je la confonds avec la question d'après."
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Vendredi (10/09/04)
La machine à laver.
Cette nuit, Alain rêva que la machine à laver s'était mise en route.
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Lundi (26/07/04)
Brève au comptoir
(un bar, un comptoir, deux personnes qui discutent)
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Jeudi (15/07/04)
La galette des rois.
C'est seulement au moment du dessert qu'Emma nous annonça: "Cette année, au lieu d'acheter une galette, j'en ai faite une moi-même."
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Mercredi (08/10/03)
Le coup de téléphone.
(prologue)
Je viens de recevoir un coup de téléphone; Voilà ce que j'ai pu en retranscrire.
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Mardi (05/08/03)
Le voleur de morts.
Bon c'est ma première nouvelle depuis un bon bout de temps. Le plus fort est que je n'ai mis que deux jours à l'écrire, ce qui est un record pour moi!
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Dimanche (24/02/02)
Le miroir (3/3)
Si vous n'avez pas lu le début, la première partie est disponible ici et la deuxième ici.
Le matin était arrivé, Thierry s'en aperçut en voyant de la lumière filtrer à travers les volets. Il se redressa et songea à se lever pour aller les ouvrir, mais Isabelle se cramponna à sa taille, et il resta assis dans le lit. Ils avaient passé la nuit blottis l'un contre l'autre, toutes lumières allumées, et le sommeil les avait fait perdre conscience de temps à autre, sans pour autant qu'il puissent se reposer. Thierry fit de nouveau mine de se lever et Isabelle le retint encore. Ce ne fut que bien plus tard qu'il put ouvrir les volets et enfin éteindre la lumière.
L'éclairage du soleil matinal est bien plus propice à la réflexion posée sur les phénomènes surnaturels que la nuit noire. Un conseil de guerre fut organisé. La conclusion fut que le miroir des toilettes avait un problème, de nature indéterminée, faisant que le reflet d'une personne était un zombie. Et comme le projet d'une phase d'expérimentation sur le miroir avait été rejeté à l'unanimité des présents, et qu'il était indispensable de passer devant les toilettes pour accéder à la porte d'entrée, il fut décidé d'appeller à l'aide.
Ils hésitèrent longtemps devant le téléphone avant de se décider entre un vitrier et un exorciste. Il n'y avait apparemment aucun individu combinant les deux professions. Finalement ils optèrent pour le vitrier. C'était le plus raisonnable, et le fait qu'ils soient plus nombreux dans les pages jaunes n'avait influencé en rien le choix, bien sûr. Ils purent obtenir de l'un d'entre eux de passer dans la matinée, et patientèrent moitié en se consolant, moitié en se disputant entre eux.
Sachant Isabelle en embuscade au cas d'une ouverture impromptue de la porte des toilettes, Thierry se dirigea vers la porte, regarda par le judas et ouvrit. Le vitrier, un individu un peu gras, la quarantaine, aux cheveux graisseux, vêtu d'un pantalon de toile, d'une chemise à carreaux et d'un pull informe, entra. Il contrastait énormément avec l'allure dandy de Thierry, il paraissait bien plus costaud et dénotait le calme d'un ouvrier expérimenté s'attendant à un travail de routine; rien qu'à sa présence la tension retomba.
"Ah, nous vous attendions!" s'exclama Thierry. "Il y a des choses étranges dans le miroir de la salle de bains."
"Montrez moi voir." répondit le vitrier.
Thierry recula et lui ouvrit la porte des WC, en ajoutant un "C'est ici." machinal.
Le vitrier entra tranquillement, et marqua un temps d'arrêt, qui ne dura pas plus d'une seconde, et Thierry crut l'entendre murmurer quelque chose comme "Ben c'est pas normal, ca!". Puis il alluma la lumière, regarda son reflet/zombie, et alla dans sa trousse chercher une lampe torche.
"Est-ce qu'on peut avoir un peu plus de lumière?
- Il y a une lampe halogène dans la chambre, je vais la chercher" Répondit Isabelle.
Une minute plus tard, sous un éclairage intense, le miroitier commença l'inspection de la glace, sans se soucier plus que cela du zombie qui lui faisait face à environ cinq centimètres. Il regarda principalement les bords, se reculait de temps à autre pour tapoter le verre et observer les modifications de son reflet. Puis il chercha un ou deux outils dans son nécessaire de travail, et s'activa de nouveau sur le miroir. Au bout d'une minute, il fit signe à Thierry de s'avancer. Celui-ci, qui bien que n'ayant rien perdu des gestes de l'ouvrier, n'y avait strictement rien compris, jeta un oeuil dans la glace et vit qu'elle reflétait son visage avec une précision remarquable. A part les traces que le vitrier avait laissé dessus, le miroir était redevenu normal.
"Voilà, dit le miroitier, c'est réparé.
- Mais, comment?
- Eh bien, votre glace, c'est du travail très ancien."
- Et alors, elle passe pas l'an 2000?"
Le vitrier le regarda d'un air interrogateur.
"Non, faites comme si j'avais rien dit.
- Ben, en fait, c'est un ancien miroir magique, qui a été démagiifié. Il devait servir à prévoir le futur, pendant le moyen-âge, et a été remis sur le présent avant d'être revendu ici. Alors avec le temps, son système de réglage s'est abimé, et maintenant, dès qu'il prend un choc, ca l'envoie sur un siècle d'avance. C'est pour cela que vous vous voyiez en cadavres.
- Ah, d'accord.
- Par contre, si vous voulez mon avis, il risque de se dérégler en permanence, maintenant. Il vaudrait mieux que vous en achetiez un autre. Et comme cela vous seriez débarassé du problème une bonne fois pour toutes.
- Eh, oui, dit Thierry, qui essayait d'intégrer toutes les informations qui lui arrivaient dans la tête.
- Regardez, dit le vitrier en désigant de la tête le miroir, là il a l'air bien, mais il suffit que je donne un petit choc..."
Il tapota le miroir. Immédiatement, ses cheveux blanchirent, tandis que les traits de Thierry devenaient nettement plus matures.
"Vous voyez? La glace elle est en fin de course. Vous pourriez la garder telle qu'elle est, mais faudrait pas que la petite dame, elle entre un jour et qu'elle se voie vieillie de dix ans d'un seul coup, ca lui ferait pas plaisir!
- tout à fait, acquiesca Thierry, vous avez un autre miroir pour le remplacer?
- Un comme ca... C'est que c'est pas la taille standard. On pourrait en rogner un sur mesure, ou refaire les attaches. Maintenant ils sont un peu plus grands.
- Qu'est ce qui est le plus rapide?
- Ben, pour refaire un miroir, faudrait passer à l'atelier, tandis que là, j'ai des miroirs de rechange dans ma camionette.
- Hmm, parfait."
Une demi-heure plus tard, le nouveau miroir était installé, la facture payée, et au moment de prendre congé, le vitrier leur demanda:
"je vous prends l'ancien miroir?
- Vous aviez dit que l'on pouvait prédire le futur avec?
- Avant, oui, mais là il est complètement déréglé. Non croyez-moi, ca vaut plus rien, il est juste bon pour la casse.
- Prenez-le, alors."
Tenant la glace d'une main, sa trousse de l'autre, le vitrier partit, laissant le couple seul.
"Finalement, c'était pas si urgent. Il n'y avait pas de risque.
- Attends, tu serais allé dans les toilettes avec le miroir déréglé?
- Non, tu as raison, on a bien fait de l'appeller."
Et il la regarda se diriger vers les toilettes.
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Ecrit par castor, à 21:02 dans la rubrique "Nouvelles".
Dimanche (20/01/02)
Le miroir (2/3)
Pour ceux qui n'ont pas lu le début, il est disponible ici.
Même en y réfléchissant, Thierry n'arrivait plus à se souvenir comment il avait fait pour quitter les toilettes. Pour ouvrir la porte, il aurait fallu se rapprocher du zombie, et celui-ci n'aurait pas manqué de se rapprocher à son tour. Et comme les deux étaient aussi rapides, Il serait arrivé sur la porte en même temps que lui. C'est d'ailleurs ce qui c'était passé, au grand effroi de Thierry, car le zombie du miroir n'était autre que son reflet!
Dans le couloir, toutes lumières allumées, Thierry regardait ses mains. Elles étaient tout ce qu'il y a de plus normal, répondant au moindre influx nerveux, chaudes et charnues au toucher. Cela lui rappela un épisode des X-files avec des zombies gardant l'air humain. Seulement ils étaient au courant de leur état. Tandis que lui se sentait bien vivant, et ne comprenait pas le pourquoi du reflet macabre qu'il avait vu. Etait-il vivant ou mort, dans tous les cas sa vue lui jouait des tours. Il resta un moment à s'observer, et à lorgner la porte des toilettes, au cas où le reflet aurait décidé de prendre vie. Puis il se dit qu'il ne pouvait rester planté là. Seulement voilà, il y avait un miroir entre lui et le lit, et il ne se sentait pas le courage de le traverser dans l'immédiat. il s'avança près de la fenêtre la plus proche. la vitre de celle-ci refétait un peu l'intérieur. Il hésita pendant un moment, incapable de faire preuve d'assez de courage pour se contempler, puis avanca d'un pas. Il tourna lentement les yeux.
Dans la vitre il distingua une tache rose. le visage d'un homme ayant vingt, trente ans, qui semblait en forme quoiqu'un peu pâle. Thierry soupira, et regarda le reflet avec plus d'attention. Tout semblait normal. Il jeta un oeuil en arrière, pour revérifier pour la vingtième fois qu'il était bien seul. Il se dirigea alors vers le fameux miroir à traverser, alluma la pièce en grand. il avança prudemment la main.
Une main rose apparut dans le miroir. Satisfait, Thierry continua son chemin et vit son visage avec soulagement. Il fit de nouveau l'examan complet de son corps, ne trouva rien d'anormal, et se mit à faire le point.
D'une part, il était fatigué, et avait envie de se remettre au lit. D'autre part, il ne pourrait pas passer la nuit avec la lumière éteinte. Enfin, Isabelle appréciait très peu la lumière pendant son sommeil et allait lui passer un savon. Et puis, il fallait savoir à quoi s'en tenir sur le zombie. Vu l'exiguité de l'appartement, décréter l'endroit zone sanctuaire semblait impossible. De plus, l'affaire semblait venir plus du miroir que de lui-même (il toucha du bois en pensant cela). Enfin, la vision du mort vivant semblait tellement incroyable que son esprit lui faisait entrevoir une hallucination due à un abus de films fantastiques l'explication la plus probable. Pour plus de sécurité, le mieux serait de confirmer statistiquement sur toutes les surfaces réfléchissantes de l'appartement qu'elles renvoyaient bien l'image d'un humain. Passant en revue miroirs, lames de couteau, vitres et écrans, Thierry commençait à se sentir ridicule bien plus vite que détendu. Le fait qu'un gamine à peine vêtue pourchassant des vampires et les empalant à coups de thermomètre à viande puisse lui donner des cauchemars était du domaine de la honte totale mais il lui faudrait bien s'y faire. C'est alors qu'il pensait cela que la voix se fit entendre, le faisant sursauter de panique.
"Ben, qu'est ce que tu fous?"
Isabelle était plantée dans l'encadrement de la porte, le regardant avec des yeux endormis. Un sourire s'ouvrait sur son visage.
"J't'ai fait peur?
- Non, non, tu m'as juste surpris, c'est tout." mentit Thierry avec tout l'aplomb qu'il put.
"Attends, t'as l'air vert de peur, qu'est ce qui t'arrive?
- Rien, rien, enfin, c'est bon ca va passer."
Isabelle s'approcha de lui et il regarda à la dérobée son reflet sans le miroir, juste au cas où. Rien que deux personnes tout à fait normales.
Elle s'approcha de lui, et tendit la main vers sa joue. Il l'attrappa au vol d'un mouvement rapide de la sienne. chaude et douce. Il la regarda droit dans les yeux, puis se détendit.
"Qu'es qui t'arrive, mon chou? t'as fait un cauchemar? Y a un truc qui va pas?
- Non, c'est juste que j'ai eu une hallucination. Ou un truc comme cela. J'ai cru voir quelque chose. Dans les toilettes. (il hésita avant de poursuivre) Un zombie.
- Je t'ai dit de pas passer ton temps sur les jeux d'horreur.
- Ca n'a rien à voir! Je n'y aurais pas joué je l'aurais vu quand même!
- Ouais, ben tu joues trop, et après t'es méchant avec moi et j'aime pas ça. J'y suis pour rien si tu vois des monstres partout.
- Attends, tu vas au toilettes, là?
- Ben oui, pourquoi tu crois que je me suis levée?
- Mais... Enfin, je suis pas sûr...
- Attends, tu veux me faire peur, là? C'est toi même qui as dit qu'il y avait rien, que c'était juste une hallucination. Et puis j'ai envie d'y aller.
- Mais j'ai bien cru voir...
- Ah, mais t'es une vraie poule mouillée, toi! Si t'as si peur, t'as qu'a pas regarder des trucs horribles tout le temps!"
Isabelle s'était dégagée de la main de Thierry, et partit vers les toilettes. Celui-ci la suivit à distance, se demandant si il avait bien rêvé. Le cri que poussa Isabelle balaya tous les doutes à ce sujet.
Ajout le 24/02/02:
Suite et fin disponible ici.
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Ecrit par castor, à 22:25 dans la rubrique "Nouvelles".
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